
REGISTRE DES ENTREPRISES DU MONDE ENTIER
Un registre des entreprises et sociétés mondial permet d’identifier la source officielle où vérifier l’existence juridique d’une entreprise étrangère, son numéro d’immatriculation, son siège, son statut et parfois ses dirigeants ou comptes. Aucun registre public unique ne contient toutefois toutes les sociétés de la planète.

Le répertoire mondial le plus utile
La référence la plus complète pour retrouver l’autorité compétente est la Registration Authorities List de GLEIF. Elle recense plus de 1 050 registres, administrations et sources de validation dans 232 juridictions, permettant d’identifier le registre pertinent même lorsque l’accès public national est fragmenté.
L’Union européenne dispose de BRIS
Dans l’Union européenne, le portail e-Justice européen permet de rechercher les sociétés via BRIS, qui interconnecte les registres nationaux. Le service couvre aussi l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, tout en renvoyant vers les registres officiels de chaque juridiction et leurs informations disponibles.
France, Allemagne, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas
En France, utilisez DATA INPI pour le Registre national des entreprises. L’Allemagne dispose du Unternehmensregister et du Handelsregister. La Belgique propose BCE Public Search, le Luxembourg LBR et les Pays-Bas la KVK, avec des niveaux de documents et d’extraits différents selon le pays.
Suisse, Autriche et Liechtenstein
La Suisse centralise la recherche des raisons de commerce dans Zefix. En Autriche, le Firmenbuch est accessible par JustizOnline. Au Liechtenstein, l’Office de la justice tient le Handelsregister ; BRIS et la liste GLEIF permettent également d’identifier directement l’autorité et les données disponibles.
Espagne, Portugal, Italie, Malte et Chypre
L’Espagne s’appuie sur le Registro Mercantil Central, le Portugal sur les services du Registo Comercial, et l’Italie sur Registro Imprese. Pour Malte, consultez le Malta Business Registry, tandis que Chypre utilise le Registrar of Companies pour les recherches et documents relatifs aux sociétés.
Irlande, pays nordiques et Islande
L’Irlande dispose du Companies Registration Office. Le Danemark utilise CVR/Virk, la Suède Bolagsverket, la Finlande YTJ, la Norvège les Brønnøysund Registers et l’Islande le registre d’entreprises de Skatturinn. Ces portails permettent généralement une recherche par dénomination ou identifiant national.
Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie
En Pologne, les sociétés se recherchent principalement dans le KRS. La Tchéquie propose le registre public du ministère de la Justice, la Slovaquie ORSR et la Hongrie e-cegjegyzek. BRIS permet également des recherches transfrontalières pour ces quatre États membres et facilite l’accès aux sources nationales.
Roumanie, Bulgarie, Grèce, Croatie et Slovénie
La Roumanie utilise l’ONRC, la Bulgarie le Registry Agency, la Grèce le registre GEMI, la Croatie le Court Register et la Slovénie AJPES. Les informations gratuites, extraits certifiés et documents payants diffèrent selon chaque portail et selon la forme juridique recherchée.
Estonie, Lettonie et Lituanie
Pour les États baltes, l’Estonie propose l’e-Business Register, la Lettonie le Register of Enterprises et la Lituanie le Register of Legal Entities. Ces registres permettent de confirmer l’existence d’une entité, son identifiant et son statut, avec des niveaux d’accès variables.
Balkans occidentaux
La Serbie utilise l’Agency for Business Registers, la Macédoine du Nord le Central Registry, l’Albanie le National Business Center et le Kosovo l’ARBK. Bosnie-Herzégovine et Monténégro disposent également de registres publics, parfois organisés entre plusieurs autorités ou niveaux administratifs compétents.
Europe orientale et espace postsoviétique
L’Ukraine conserve son registre d’État des personnes morales, la Moldavie ses données d’entreprises via l’Agence des services publics, le Bélarus son registre d’État unifié et la Russie l’EGRUL de l’administration fiscale. Pour identifier l’accès officiel actuel de chaque juridiction, la liste GLEIF reste particulièrement utile.
Caucase et Turquie
La Géorgie dispose du National Agency of Public Registry, l’Arménie du portail e-register, l’Azerbaïdjan des services du State Tax Service et la Turquie du système MERSIS. Les modalités de consultation diffèrent selon langue, authentification, type d’extrait demandé et informations rendues publiques.
Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, Companies House permet gratuitement de rechercher une société par nom, numéro ou dirigeant et d’obtenir adresse enregistrée, historique de dépôts, comptes, responsables et charges lorsqu’ils sont disponibles. Le registre couvre les sociétés constituées sous les législations britanniques concernées.
États-Unis
Les États-Unis n’ont pas de registre fédéral unique pour toutes les sociétés : l’immatriculation relève généralement des Secretary of State ou autorités équivalentes de chaque État. La SBA oriente vers ces administrations ; SEC EDGAR complète la recherche pour les sociétés déclarantes.
Canada et Mexique
Au Canada, Canada’s Business Registries relie les registres fédéral, provinciaux et territoriaux, tandis que Corporations Canada couvre les sociétés fédérales. Au Mexique, le Registro Público de Comercio constitue la référence pour les inscriptions commerciales relevant du système national et les recherches liées aux entités enregistrées.
Amérique centrale
Pour l’Amérique centrale, consultez la BCCAR au Belize, le Registro Mercantil au Guatemala, le registre compétent au Honduras, le CNR au Salvador, les registres publics du Nicaragua, le Registro Nacional au Costa Rica et le Registro Público au Panama, selon les modalités nationales.
Caraïbes principales
La Jamaïque dispose de l’Office of the Registrar of Companies, la Barbade de CAIPO et Trinité-et-Tobago du registre du Registrar General. Bahamas, Cuba, Haïti et République dominicaine possèdent leurs propres autorités d’enregistrement, que GLEIF permet de localiser précisément avant toute recherche de société.
Petits États des Caraïbes
Antigua-et-Barbuda utilise ABIPCO, la Dominique CIPO, Grenade CAIPO, Sainte-Lucie ROCIP et Saint-Vincent-et-les-Grenadines CIPO. Saint-Christophe-et-Niévès dispose d’autorités distinctes selon l’île et la structure, ce qui justifie une vérification juridictionnelle préalable avant de commander un extrait ou certificat officiel dans la juridiction concernée.
Nord de l’Amérique du Sud
En Colombie, RUES agrège les registres des chambres de commerce. L’Équateur propose les recherches de la Superintendencia de Compañías. Venezuela, Guyana et Suriname disposent également d’autorités commerciales nationales ; pour ces trois pays, GLEIF aide à retrouver la source officielle correspondant exactement à l’entité.
Sud de l’Amérique du Sud
Le Pérou utilise SUNARP, la Bolivie SEPREC, le Chili le Registro de Empresas y Sociedades, l’Argentine combine IGJ et registres provinciaux, l’Uruguay son Registro Nacional de Comercio, le Paraguay ses registres publics et le Brésil le CNPJ et les Juntas Comerciais.
Afrique du Nord
Au Maroc, DirectInfo de l’OMPIC permet de rechercher les entreprises ; l’Algérie dispose du CNRC et la Tunisie du Registre national des entreprises. Égypte, Libye et Soudan disposent d’autorités d’immatriculation spécifiques, répertoriées dans la liste mondiale GLEIF pour identifier la source compétente.
Afrique occidentale atlantique
Pour la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Liberia et le Cap-Vert, les registres relèvent d’administrations nationales distinctes. Certains offrent une recherche publique limitée. La liste GLEIF permet d’identifier l’autorité officielle avant toute vérification documentaire.
Afrique occidentale intérieure et Golfe de Guinée
En Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, l’immatriculation repose sur des registres nationaux ou guichets compétents. Le Nigeria dispose notamment de la Corporate Affairs Commission, tandis que GLEIF référence les autorités des autres juridictions.
Afrique centrale
Le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République du Congo, la République démocratique du Congo et São Tomé-et-Príncipe conservent chacun leurs propres mécanismes d’enregistrement. L’accès peut être moins ouvert qu’en Europe ; GLEIF sert alors de répertoire d’autorités de validation.
Afrique orientale
Le Kenya permet la recherche via les services publics d’enregistrement des sociétés, tandis que l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi disposent de registres nationaux. Éthiopie, Érythrée, Djibouti, Somalie et Soudan du Sud possèdent des autorités propres ; leur identification doit être confirmée dans GLEIF avant d’acheter un extrait.
Afrique australe
L’Afrique du Sud propose la recherche officielle de la CIPC. Angola, Zambie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe, Namibie, Botswana, Eswatini, Lesotho et Tanzanie disposent aussi de registres ou agences d’immatriculation nationaux, dont les intitulés et niveaux d’accès sont répertoriés dans la Registration Authorities List.
Îles africaines de l’océan Indien
Maurice dispose du Corporate and Business Registration Department, les Seychelles du Financial Services Authority ou du Registrar selon la structure, tandis que Madagascar et les Comores utilisent leurs autorités nationales compétentes. Pour les sociétés internationales, il faut distinguer registre domestique, licence financière et bénéficiaire effectif.
Pays du Golfe
Aux Émirats arabes unis, l’enregistrement est réparti entre autorités fédérales, émirats et zones franches. L’Arabie saoudite utilise les services du ministère du Commerce. Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman disposent chacun d’un registre commercial national ; GLEIF permet de sélectionner l’autorité correspondant à la juridiction précise.
Proche-Orient
Israël dispose d’un registre des sociétés du ministère de la Justice. La Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Iran et le Yémen possèdent leurs propres autorités commerciales. L’accès public, la langue et les documents disponibles variant fortement, il faut confirmer le registre dans GLEIF.
Asie du Sud
L’Inde offre MCA Services pour les sociétés et LLP. Le Pakistan utilise la SECP, le Bangladesh RJSC et le Sri Lanka le Registrar of Companies. Népal, Bhoutan, Maldives et Afghanistan disposent également de registres nationaux ou autorités de délivrance de licences.
Chine, Hong Kong et Macao
En Chine continentale, le National Enterprise Credit Information Publicity System constitue la principale source publique. Hong Kong dispose du Companies Registry et Macao de ses services d’enregistrement commercial. Il faut rechercher l’entité dans la juridiction exacte, car les trois systèmes sont juridiquement distincts.
Japon, Corée, Mongolie et Taïwan
Le Japon s’appuie sur le registre du Legal Affairs Bureau, la Corée du Sud sur le registre judiciaire des personnes morales et la Mongolie sur son autorité d’enregistrement. Taïwan fournit des recherches d’entreprises via le ministère des Affaires économiques. GLEIF identifie les sources officielles utilisables pour validation.
Asie du Sud-Est
Singapour propose ACRA Bizfile, la Malaisie SSM, l’Indonésie les services du ministère du Droit, la Thaïlande le Department of Business Development et les Philippines la SEC. Vietnam, Cambodge, Laos, Myanmar, Brunei et Timor-Leste possèdent également leurs registres ou portails compétents.
Asie centrale
Le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan disposent de systèmes nationaux d’enregistrement des personnes morales, généralement rattachés aux administrations fiscales, judiciaires ou aux services publics numériques. Lorsque la recherche anglaise est difficile, la Registration Authorities List fournit le nom officiel et la juridiction de l’autorité.
Australie et Nouvelle-Zélande
En Australie, ASIC permet de rechercher sociétés et organisations par nom ou identifiant. La Nouvelle-Zélande utilise le Companies Register. La Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Fidji disposent également de registres nationaux, accessibles selon leurs propres procédures, exigences d’identification et niveaux de données publiques disponibles.
États insulaires du Pacifique
Les États fédérés de Micronésie, Îles Marshall, Palaos, Nauru, Kiribati, Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Îles Salomon disposent de registres ou autorités d’immatriculation distincts. Certains offrent une recherche en ligne, d’autres exigent une demande ; GLEIF permet d’identifier précisément l’autorité officiellement référencée pour chaque juridiction.
Micro-États européens
Monaco dispose du Répertoire du commerce et de l’industrie, Andorre du Registre des sociétés mercantiles, et Saint-Marin du Pubblico Registro delle Società. Pour la Cité du Vatican, les structures économiques sont particulières ; GLEIF ou la source institutionnelle compétente doit être utilisée selon l’entité recherchée.
Vérifier une société au-delà du registre
Un extrait d’immatriculation confirme l’existence juridique mais ne suffit pas toujours pour mesurer le risque. Il faut aussi vérifier comptes publiés, insolvabilité, licences réglementaires, sanctions, bénéficiaires effectifs lorsque accessibles et identifiant LEI. Le Global LEI Index complète utilement le registre national pour les entités participantes.
Auteur et mise à jour
Article publié et mis à jour le 12 août 2026 par Nabil Frik pour BilanDeSociete.com. Les registres, domaines internet, règles d’accès et tarifs peuvent évoluer ; vérifiez toujours l’autorité nationale concernée, le portail européen BRIS et la Registration Authorities List de GLEIF avant une décision commerciale.